Friday, October 06, 2006

Press Statement, 11 September 2006 - in English

An Urgent Call to Respect the Will of the Congolese People

On July 30, 2006, the Congolese people demonstrated their desire for a peaceful and democratic process in the Congo by exercising a basic human right denied to them for the last 40 years: they voted.
The long overdue presidential election received praise from all corners of the globe. Unfortunately, when the Independent Electoral Commission announced a run-off election would be necessary, supporters of both leading candidates in Kinshasa responded with violence. Such unrest violates the spirit and aspirations of the Congolese people who yearn to rebuild their nation and live in peace and stability. The creation of sub-commissions by the UN Mission to the Congo that are tasked with investigating this violence and ensuring a peaceful run-off election is a positive step forward. However, international support is critical to preventing the outbreak of further violence as the election process continues.
We call on the international community to support the democratic process and the work of the commission by:
- Rejecting all attempts by any party to hijack the otherwise peaceful election.
- Holding both candidates accountable to their commitment to support the commissions.
- Accepting the final vote of the Congolese people in the upcoming runoff election.
The votes of the people are not votes solely for one candidate or another but rather for a transparent democratic process through which political leaders assume power through the will of the people and are held accountable to those who elected them.
Optimum bi-lateral and multilateral pressure must be brought to bear on all parties and their supporters to respect the wishes of the Congolese people and the outcome of the upcoming run-off election. The interests of the 17 million Congolese who voted must not be subordinated to the interests of armed groups.
As people of conscience and goodwill, we must join in solidarity and partnership with the Congolese people to see this very fragile but critical process through in a peaceful manner. Current and future generations of Congolese deserve the opportunity to rebuild their nation, experience peace, stability and a leadership that lives up to the dignity and courage shown by the voters on July 30, 2006.

Friends of Congo
Run For Congo Women
Congolese Community of Southern California
International Rescue Committee
Oxfam America
Open Society Institute
World Relief
Muadi Mukenge, Global Fund for Women
National Peace Corps Association – Friends of the Congo
Congo Peace Action Network
Council for Peace and Reconciliation, Bukavu (COPARE)
Tous Unis Pour Batir (TUBA/KiKuiT)
The Bayindo Group SA
Mama Makeka House of Hope
Dignity, Inc.
Mennonite Central Committee
Bureau pours le Volontariat au service de l’Enfance et la Sante (BVES)
Coalition des Pluralistes et des Patriotes Congolais (COPPAC)
Initiatives Femmes Enfants et Developpement, Bukavu (IFED)

To contact the DCR Coalition : drc.coalition@gmail.com

Press Statement, 11 September 2006 - in French

Appel au respect des aspirations du peuple congolais.

Le 30 juillet 2006, le peuple congolais démontrait son désir d’un processus pacifique et démocratique au Congo en exerçant un droit de l’homme élémentaire qui lui avait été refusé pendant 40 ans : il a voté.
L'élection présidentielle tant attendue a reçu des éloges émanant des quatre coins du globe. Malheureusement, lorsque la Commission Electorale Indépendante annonça la nécessité d’organiser un second tour, les partisans des deux principaux candidats à Kinshasa répondirent avec violence. De tels troubles violent l’esprit et les aspirations des Congolais qui aspirent à reconstruire leur nation pour vivre en paix, dans la stabilité. La création de sous-commissions par la Mission des Nations Unies au Congo constitue une avancée positive. Ces commissions ont pour tâche d’enquêter sur ces violences et de garantir la tenue d’un second tour dans un environnement pacifique. Cependant, l’appui international est critique pour prévenir l’éruption de futures violences alors que le processus électoral se poursuit.
Nous appelons la communauté internationale à appuyer le processus démocratique et le travail de la commission en :
- Rejetant toutes tentatives, par tous partis, de saboter une élection par ailleurs pacifique
- Exigeant des deux candidats qu'ils respectent leur engagement à soutenir les commissions
- Acceptant le vote final des Congolais dans le second tour à venir de l’élection
En votant, les Congolais n’ont pas seulement exprimé leur préférence pour tel candidat ou tel autre mais aussi pour un processus démocratique et transparent, dans lequel les dirigeants politiques accèdent au pouvoir par la voix du peuple et sont responsables envers leurs électeurs. Des pressions bilatérales et multilatérales significatives doivent être exercées sur toutes les parties et sur leurs soutiens afin qu’ils respectent les souhaits du peuple congolais et les résultats du second tour à venir de l’élection. L’intérêt de 17 millions d’électeurs congolais ne doit pas être subordonné à l’intérêt de groupes armés.
En tant que personnes de conscience et de bonne volonté, nous avons le devoir de nous rallier solidairement au peuple congolais pour assurer que ce fragile mais critique processus s'achève dans la paix. Les générations de Congolais présentes et à venir ont mérité cette occasion de reconstruire leur nation, de connaître la paix, la stabilité et une administration à la hauteur de la dignité et du courage dont les électeurs ont fait preuve ce 30 juillet 2006.

Friends of Congo
Run For Congo Women
Congolese Community of Southern California
International Rescue Committee
Oxfam America
Open Society Institute
World Relief
Muadi Mukenge, Global Fund for Women
National Peace Corps Association – Friends of the Congo
Congo Peace Action Network
Council for Peace and Reconciliation, Bukavu (COPARE)
Tous Unis Pour Batir (TUBA/KiKuiT)
The Bayindo Group SA
Mama Makeka House of Hope
Dignity, Inc.
Mennonite Central Committee
Bureau pours le Volontariat au service de l’Enfance et la Sante (BVES)
Coalition des Pluralistes et des Patriotes Congolais (COPPAC)
Initiatives Femmes Enfants et Developpement, Bukavu (IFED)

Pour contactez la coalition pour la RDC: drc.coalition@gmail.com

Call to UN Security Council to Extend Monuc - in French

Le 25 septembre 2006

United Nations Security Council
One United Nations Plaza
New York, NY 10017

Via Fax


République Démocratique du Congo: Lettre ouverte aux membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies

Alors que le Conseil de Sécurité des Nations Unies se réunit ce mois-ci afin de discuter de l’avenir de la Mission des Nations Unies en RD Congo, des organisations humanitaires et de droits de l’Homme, des mouvement de base et d’inspiration religieuse, appellent le Conseil de Sécurité à renouveler et à étendre le mandat de la MONUC ainsi qu’à s’assurer que celle-ci est suffisamment financée.

Depuis 1997, le conflit a eu pour résultat la mort de 4 millions de personnes, la fuite de 450 000 Congolais vers les pays voisins et le déplacement de 1.6 millions de personnes. Malgré la signature d’accords de paix en 2003, suivis de quelque progrès, des combats sporadiques font encore de nombreuses victimes parmi les civils, alors qu’attaques localisées, meurtres, viols et pillages se poursuivent, particulièrement dans l’Est du Congo. L’insécurité entrave l’accès humanitaire et complique la livraison de l’aide indispensable.
Le 30 juillet 2006, 17 millions de Congolais démontraient leur désir d’un processus pacifique et démocratique au Congo en exerçant un droit de l’homme élémentaire qui leur avait été refusé pendant 40 ans : ils ont voté. Malheureusement, lorsque la Commission Electorale Indépendante annonça la nécessité d’organiser un second tour, des manifestations de violence éclatèrent dans la capitale Kinshasa. La MONUC joua un rôle majeur dans le rétablissement de l’ordre dans la ville et continue de restaurer la confiance pour que le second tour des élections puisse se dérouler sans recourir à la violence.
Bien que la protection de ses citoyens relève fondamentalement de la responsabilité du gouvernement de la RDC, la MONUC joue un rôle essentiel en maintenant une paix fragile et en soutenant l’aide humanitaire. La MONUC a pour tâche de fournir l’environnement sécuritaire nécessaire qui facilitera le retour des personnes déplacées dans leur foyer, un processus qui laisse les civils gravement exposés et qui prendra de nombreux mois, pendant lesquels ils compteront sur la force des NU pour les protéger. La MONUC doit aussi créer l’environnement sécurisé qui permette aux organisations humanitaires de délivrer de la nourriture, des médicaments et toute autre aide vitale, à travers le pays. On estime que les routes, les ponts, les véhicules et les lignes de communications resteront inadéquats pendant des années.
Réduire l’effectif de la MONUC et affaiblir son mandat saperait les avancées effectuées jusqu’ici en matière de reconstruction et de démocratie au Congo et, pire, pourrait annuler les progrès déjà obtenus. C’est pourquoi nous demandons au Conseil de Sécurité de :

· S’assurer que la MONUC maintienne son effectif actuel et maintienne son mandat du Chapitre Sept jusqu’à ce qu’une paix plus stable soit établie.

· Financer correctement la MONUC afin qu’elle bénéficie de ressources suffisantes pour être capable d’exécuter son mandat.

Organiser les priorités de la MONUC pour assurer que l’Armée Nationale de la RDC soit pleinement financée, suffisamment dotée en personnel, adéquatement formée et respectueuse des droits de l’homme.

Démontrer son engagement à long-terme à réformer le Secteur de la Sécurité en mandatant la MONUC pour aider à créer une force de police professionnelle à même de remplir convenablement ses devoirs. Ce sera un processus de longue durée, qui nécessite le plein soutien de la communauté internationale.

S’assurer que des ressources suffisantes et des méthodes appropriées sont consacrées au processus continu de démobilisation, désarmement et réintégration des anciens combattants dans la société afin de prévenir de violentes rechutes.

Nous demandons aux membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies de renouveler et étendre le mandat de la MONUC au niveau de la force actuelle et d’assurer un financement suffisant pour stabiliser le Congo dans la période post-électorale. Le rétablissement de la paix et la de la stabilité en RDC, n’est pas seulement nécessaire au peuple congolais, il est aussi vital pour la stabilité et la prospérité de tout le continent.


Respectueusement vôtre,

Africa Faith & Justice Network

American Jewish World Service

BVES: Bureau pours le Volontariat au service de l’Enfance et la Sante

CARE USA

Catholic Relief Services

Congo Action Network

Congolese Community of Southern California

COPPAC: A Pluralist Organization of Congolese Patriots

Dignity, Inc.

En Avant Congo

Franciscans International

Friends of the Congo

Global Witness

Mama Makeka House of Hope

Norwegian Refugee Council

Open Society Policy Center

Oxfam International

Initiatives Femmes Enfants et Developpement

International Rescue Committee

Peace and Solidarity in Africa

Run for Congo Women

Sisters of Notre Dame de Namur

The Bayindo Group SA




CC:

United Nations Secretary-General, Kofi Annan
United Nations Deputy Secretary-General, Mark Malloch Brown
United Nations Under-Secretary-General for Peacekeeping, Jean-Marie Guéhenno
United Nations Under-Secretary-General and Emergency Relief Coordinator, Jan Egeland
Special Representative of the United Nations Secretary-General for the Democratic Republic of the Congo, Ambassador William Lacy Swing

Call to UN Security Council to Extend Monuc - in English

September 25, 2006

United Nations Security Council
One United Nations Plaza
New York, NY 10017

Via Fax


Democratic Republic of Congo: Open Letter to U.N. Security Council Members

As the U.N. Security Council meets this month to discuss the future of the U.N. Mission in the DR Congo, Humanitarian, Human Rights, Grassroots, and Faith Based Organizations call on the U.N. Security Council to renew and extend MONUC’s mandate and ensure it is adequately funded.

Since 1997, 4 million people have lost their lives, 450,000 Congolese have fled to neighboring countries and 1.6 million people remain displaced as the result of the conflict. Though peace agreements were signed in 2003 and some progress has been made, intermittent fighting is still taking a huge toll on civilians as localized attacks, killings, rapes and pillaging continues, particularly in Eastern Congo. Insecurity hampers humanitarian access and makes it difficult to deliver urgently needed assistance.
On July 30, 2006, 17 million Congolese people demonstrated their desire for a peaceful and democratic process in the Congo by exercising a basic human right denied to them for the last 40 years: they voted. Unfortunately, when the Independent Electoral Commission announced a run-off election would be necessary, some violence erupted in the capital city of Kinshasa. MONUC played a major role in restoring order to the city and continues to rebuild trust so that the second round of elections can go ahead without recourse to violent conflict.
While it is ultimately the DRC Government’s primary responsibility to protect its citizens, MONUC is playing an essential role in maintaining a fragile peace and supporting humanitarian assistance. MONUC is charged with providing the necessary security environment that will facilitate displaced people to return to their homes, a process that will take many months and expose civilians to grave challenges during which they will rely on the UN force for protection. MONUC must also create the secure environment that allows the humanitarian organizations to deliver food, medicines and other vital assistance throughout the country. It is estimated that roads, bridges, vehicles and communication lines will remain inadequate for years to come.

Downsizing MONUC and weakening its mandate would undermine progress made so far towards recovery and democracy in the Congo and, even worse, could allow gains so far achieved to be lost. Therefore, we call on the U.N. Security Council to:

· Ensure MONUC remains at its current force size and maintains its Chapter Seven mandate until a more stable peace is established.
· Adequately fund MONUC to ensure it is fully resourced and able to carry out its mandate.
Prioritize MONUC’s activities to ensure that the DRC’s National Army is fully resourced, sufficiently staffed, adequately trained and respectful of human rights.
Demonstrate long-term commitment to Security Sector reform in the DRC by mandating MONUC to help create a professional police force that can adequately perform its duties. This will be a long term process and needs full support from the international community.
Make certain adequate resources and appropriate methods are focused on the continued demobilization, disarmament, and the reintegration of former combatants into society to prevent violent relapses.

We call on members of the U.N. Security Council to renew and extend MONUC’s mandate at the force’s present size and to ensure sufficient funding to stabilize the fragile Congo in the post-election period. The restoration of peace and stability in the Democratic Republic of Congo is not only needed by Congo’s people, but is also vital to the stability and prosperity of the whole continent.

Respectfully yours,

Africa Faith & Justice Network

American Jewish World Service

BVES: Bureau pours le Volontariat au service de l’Enfance et la Sante

CARE USA

Catholic Relief Services

Congo Action Network

Congolese Community of Southern California

COPPAC: A Pluralist Organization of Congolese Patriots

Dignity, Inc.

En Avant Congo

Franciscans International

Friends of the Congo

Global Witness

Mama Makeka House of Hope

Norwegian Refugee Council

Open Society Policy Center

Oxfam International

Initiatives Femmes Enfants et Developpement

International Rescue Committee

Peace and Solidarity in Africa

Run for Congo Women

Sisters of Notre Dame de Namur

The Bayindo Group SA




CC:

United Nations Secretary-General, Kofi Annan
United Nations Deputy Secretary-General, Mark Malloch Brown
United Nations Under-Secretary-General for Peacekeeping, Jean-Marie Guéhenno
United Nations Under-Secretary-General and Emergency Relief Coordinator, Jan Egeland
Special Representative of the United Nations Secretary-General for the Democratic Republic of the Congo, Ambassador William Lacy Swing
Congo Action Unity Statement

A historic opportunity is at hand for the Democratic Republic of Congo (formerly Zaire).

The Congolese people have demonstrated their overwhelming commitment to the peaceful rebuilding of their country by participating in their first democratic election in more than 40 years.

Nonetheless, Congo continues to suffer from what the United Nations calls "the world’s deadliest emergency" and faces massive obstacles to its reconstruction:

Ø More than 4 million Congolese have died during the past 8 years as a result of the war. Although "Africa's first World War" officially ended in 2003, 1,200 persons continue to die each day; almost half of these are children under the age of five. These deaths due to disease and malnutrition are easily preventable.

Ø Rebel groups, militias, and oftentimes the underpaid and poorly trained Congolese armed forces continue to systematically kill, torture, rape, enslave, loot, and harass populations. Sexual violence in Congo remains a daily threat for women and girls living in war affected areas. Nationwide, the justice and security instruments remain largely dysfunctional and corrupt.

Ø Vast quantities of mineral wealth illegally leave the Congo each year. The UN has accused all nations involved in the conflict of using the war as a cover for this looting. Interconnected networks of armed groups, local elites, foreign corporations and governments, and Congolese government and military officials are controlling and pilfering diamonds, gold, cobalt, tin, and copper among others. We benefit daily from the use of Congo’s looted riches such as coltan, a vital component of our computers, cellphones, and Playstations.

Ø The international response has remained grossly out of proportion to the magnitude of this crisis.

The new government will have to establish and maintain peace throughout all its provinces. They must restore basic services, help 1.5 million persons return safely home and resume their livelihoods, set up efficient and trusted security and judiciary institutions, and organize economic usage of natural resources for the benefit of all. Apart from providing essential assistance for the elections, international response has until now proven insufficient. When international initiatives provide security and assistance, death rates plummet.

As Humanitarian and Human Rights groups, Faith Based Organizations, Students, Congolese Diaspora and other Grassroots movements, we are coming together to advocate for Congo and urge increased local and international response, beginning with our own governments.

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